COVID-19 et télétravail : ce qui attend les entreprises au 9 juin 2021

Alors que la vie reprend peu à peu son cours normal pour les Français, le télétravail est encore la règle. S’il doit être prochainement assoupli, il restera cependant largement recommandé. À partir de cette date, les entreprises pourront définir un nombre minimal de jours en home office pour leurs salariés, conformément au nouveau protocole sanitaire publié le 2 juin, qui entrera en vigueur le 9 juin 2021. Pour les nombreux salariés qui ont pris le pli de cette nouvelle organisation à distance, ce mois devrait signer un retour partiel au travail en présentiel.

Rappel sur les mesures concernant le télétravail avant le 9 juin

Avant le nouveau protocole, les entreprises devaient mettre en place le télétravail au moins 4 jours par semaine, dès que leurs activités le permettaient. Les salariés qui en ressentaient le besoin pouvaient se rendre dans les locaux un jour par semaine. Sur place, l’employeur était alors tenu d’appliquer le protocole national, qui reprend toutes les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité des salariés à l’heure de l’épidémie de COVID-19.

Bon à savoir : dans toutes les entreprises, même de petite taille, un référent COVID-19 doit être désigné. Cette personne jouera un rôle fort puisque c’est elle qui informera tous les salariés sur les règles d’hygiène à respecter et qui pilotera la mise en œuvre effective des mesures.

Les nouveaux contours du télétravail

Mi-mai, Élisabeth Borne, la Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion annonçait la fin du 100% télétravail pour le 9 juin 2021. C’est à cette date que les règles, actuellement très strictes, seront assouplies, dans le cadre du plan de déconfinement. Le nouveau protocole a été publié le 2 juin et les entreprises savent désormais à quoi s’attendre. 

Une décision au cas par cas pour les jours de télétravail

La grande nouveauté prévue par le nouveau protocole national, c’est la possibilité pour les entreprises de décider de manière autonome du nombre de jours de télétravail. Ils seront alors fixés à l’issue d’une concertation entre les dirigeants et les représentants du personnel.

Dès le 9 juin, il n’y aura plus d’uniformité quant au télétravail : chaque société déterminera les nouvelles règles du jeu. Le gouvernement donne tout de même un repère pour aider les employeurs, en précisant que dans le secteur public, le télétravail aura lieu trois jours par semaine. Mais le nouveau protocole n’apporte pas plus de précisions : la direction, dans le cadre du dialogue social de proximité, fixe un nombre de jours, en veillant à maintenir des liens au sein du collectif de travail tout en prévenant les risques liés à l’isolement. Pour encadrer le travail en présentiel, l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin de limiter les risques d’affluence, de croisement et de concentration des collaborateurs et des clients.

Bon à savoir : nos experts SST sont à votre disposition pour vous accompagner dans le déploiement du télétravail mais aussi dans le retour au travail en présentiel, pour garantir la sécurité et la santé de tous vos collaborateurs. Découvrez nos prestations sur mesure, pour répondre à vos attentes précises.

 

De nouvelles règles dans les restaurants d’entreprise

Dès le 9 juin, les restaurants pourront ouvrir de nouveau leurs salles, après un accueil exclusif en terrasse depuis le 19 mai [ Lire aussi La réouverture des commerces et restaurants : les protocoles à respecter ]. C’est donc tout naturellement que les règles s’assoupliront aussi pour la restauration collective : de nouvelles mesures plus flexibles seront mises en place dans les cantines.

La protection des personnes vulnérables

Les entreprises n’auront plus l’obligation d’avoir recours au télétravail 4 jours par semaine. Mais quid des personnes vulnérables qui ne sont pas encore vaccinées ? Le protocole précise que les employeurs devront organiser, dès que possible, le télétravail pour les salariés dans les situations suivantes :

  • Les personnes âgées de 65 ans et plus.
  • Les employés présentant des troubles de santé (antécédents cardiovasculaires, diabète non équilibré, obésité, maladie complexe, maladie rare, etc). 
  • Les femmes qui sont dans leur troisième trimestre de grossesse.

Si le télétravail n’est pas possible, il convient de mettre en place des mesures de protection renforcées sur le lieu de travail.

Panorama chiffré du télétravail : l’impact sur les Français

Grand gagnant de la crise, le télétravail a séduit les salariés par ses nombreux avantages. Plus de liberté, moins de temps de transport : travailler à la maison offre un vrai confort au quotidien. Mais il ne faut pas oublier ses limites, car souvent, le travail à distance rime aussi avec isolement. Une réalité qui n’est pas toujours évidente à gérer pour certains employés : selon le baromètre Malakoff Humanis publié début 2021, 14% des télétravailleurs ne souhaitent pas conserver cette organisation après la crise sanitaire. Les dirigeants sont quant à eux plutôt enthousiastes : 67% sont favorables à la mise en place du télétravail. La vraie valeur ajoutée de ce dernier, pour les salariés, c’est l’autonomie (83%) mais aussi l’équilibre entre la vie privée et professionnelle (78%).

Pourtant, l’efficacité en home office peut parfois être mise à rude épreuve : 56% des salariés se sentent plus investis lorsqu’ils travaillent sur site. 61% trouvent aussi qu’ils sont plus performants en présentiel pour le travail d’équipe. Le lien social est essentiel au sein d’une structure et c’est d’ailleurs ce qui a manqué à 26% des salariés fragilisés par le déploiement massif du télétravail. Une situation qui a été difficile pour 43% des managers…

Pour conclure…

En entreprise, il y aura certainement du changement dès le 9 juin mais les salariés ne doivent pas non plus s’attendre à reprendre le quotidien qu’ils connaissaient avant l’épidémie. L’amélioration de la situation sanitaire permet quelques assouplissements, cependant il convient de rester prudent et de continuer à respecter les gestes barrières.